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Jornalista, por conta de cassação como oficial de Marinha no golpe de 64, sou cria de Vila Isabel, onde vivi até os 23 anos de idade. A vida política partidária começa simultaneamente com a vida jornalística, em 1965. A jornalística, explicitamente. A política, na clandestinidade do PCB. Ex-deputado estadual, me filio ao PT, por onde alcanço mais dois mandatos, já como federal. Com a guinada ideológica imposta ao Partido pelo pragmatismo escolhido como caminho pelo governo Lula, saio e me incorporo aos que fundaram o Partido Socialismo e Liberdade, onde milito atualmente. Três filh@s - Thalia, Tainah e Leonardo - vivo com minha companheira Rosane desde 1988.

terça-feira, 25 de outubro de 2011

Les démocrates tunisiens face à l’islam politique

Matéria do L'Humanité- 21/10/11, ainda sobre a campanha eleitoral na Tunísia, mas com muita informação sobre o conjunto de forças políticas que disputam o futuro do país.


La campagne de l’élection de l’Assemblée constituante, qui a lieu ce dimanche, a été marquée par des violences verbales et physiques contre les formations se positionnant contre les islamistes donnés favoris par les sondages. 
Tunisie, envoyé spécial.
« Dieu a fait descendre un livre (le Coran), il faut l’appliquer pour qu’on puisse vivre dans un pays sain, débarrassé de la corruption et des mauvaises mœurs », explique ce militant d’Ennahdha à un groupe de badauds dans un quartier populaire de Tunis. Le discours islamiste est simple, voire simpliste. Et il semble prendre dans la mesure où la présence de 115 partis (plus de 1 600 listes électorales) le rend plus visible. Ennahdha est la seule formation développant un discours politico-religieux porté par la force du nombre (ses militants quadrillent le terrain) et… l’argent. Ennahdha est un parti riche et ne le cache pas : il s’est offert un siège moderne dans le quartier Montplaisir à Tunis.
Contrairement aux idées reçues, les salafistes ne sont pas ses adversaires. La violence de ce mouvement, dont Tunis a été l’objet mercredi 12 et vendredi 14 octobre, rend le discours d’Ennahda, qui bénéficie du soutien tacite de Washington et Paris (voire ci-contre), rassurant. D’ailleurs les salafistes ne critiquent jamais le « grand frère » : leurs cibles sont les partis progressistes et démocrates, en particulier le Pôle démocratique et moderniste (PDM) dont le positionnement vis-à-vis de l’islam politique est clair. Alors que les partis, les plus en vue – Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés, soutenu par l’Internationale socialiste) de Mustapha Ben Jaafar, voire le PCOT (Parti communiste ouvrier tunisien) de Hamma Hammami – et d’autres formations dites de centre gauche ou libérales cultivent l’ambiguïté vis-à-vis de l’islam politique.
50 % de femmes chez les progressistes du pdm
Le PDM, coalition électorale regroupant Ettajdid (issu de la mouvance communiste), des associations de la société civile, dont les femmes, des partis de gauche, des syndicalistes et des personnalités, subit de plus en plus d’attaques verbales. Il est qualifié de « mœurs dissolues », d’« athées et de mécréants », de « parti de la France », expliquait mercredi lors d’un point de presse, Riadh Ben Fadhel, l’un de ses dirigeants. À Sousse, Sfax et dans plusieurs villes du pays, ses militants ont été agressés, ses meetings attaqués par des salafistes et des nervis de l’ex-régime de Ben Ali.
La raison ? Le discours du PDM, malgré ses faibles moyens, commence à mordre dans l’électorat populaire. C’est la seule formation, avec Ennahdha, à avoir présenté des listes dans les 33 circonscriptions électorales du pays. C’est surtout la seule formation qui se prononce nettement pour la séparation du religieux et du politique et qui joue la carte de la parité : 50 % des têtes de liste sont des femmes.
Khadija Ben Hassine, 55 ans, professeur d’université, en est une. Dans la circonscription de Maanouba, chef-lieu d’une préfecture, 360 000 habitants, à la fois pôle universitaire et surtout région agricole, région acquise, selon les sondages aux islamistes, cette femme a réussi, grâce à un groupe de petits et moyens agriculteurs et laitiers, à toucher et gagner la confiance des rudes paysans de la région. Partout elle dénonce la fiscalité injuste et une politique de crédit « attrape-nigauds », sur fond de corruption et de passe-droits, qui ruinent les paysans, les forçant à vendre leurs lopins, leurs vaches, pour aller grossir les bidonvilles de la région alors qu’ils avaient des terres et une habitation.
« On leur a enlevé leur dignité. Après le 14  janvier, explique-t-elle, les islamistes d’Ennahda, ont pris en main l’Utap (le syndicat paysan) qui était une officine du pouvoir et justifiait tous les mauvais coups perpétrés contre les petits agriculteurs par l’ancien régime. Mais Ennahda reproduit les mêmes pratiques, distribuant semences, fourrages et aliments de bétail aux seuls paysans soutenant le parti de Dieu. Des agriculteurs et éleveurs ne se sont pas laissé faire et ont organisé des rassemblements avec leurs vaches devant le siège de l’Utap de la localité d’El Jedaïda, avec le soutien du PDM. (…) On est d’ailleurs les seuls à avoir des militants paysans dans la région. »
Mardi, à Jedaïda, les agriculteurs et éleveurs militants ont accompagné la tête de liste du PDM, distribuant des tracts, organisant des rencontres avec les paysans sur la politique agricole. « J’organise aussi des cafés citoyens dans les villages et les hameaux, dit la militante. C’est dur. Rien n’est encore gagné. On n’a pas les moyens d’Ennahda. Mais ici, quand on gagne un paysan, on gagne tout le groupe. Je suis moi-même fille de petit agriculteur. Ils me considèrent comme une des leurs. » Dimanche, la question est de savoir combien de Tunisiens se rendront aux urnes. L’abstention favorise les islamistes. Et dans ce cas de figure, la victoire leur donnerait les coudées franches au sein de l’Assemblée constituante pour élaborer une Constitution qui leur donnerait les clés pour imposer à terme leur projet de société.

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